Exemples de cession de PME : 3 situations, chiffres du marché à l'appui

Deux entreprises du même secteur, à taille comparable, ne se vendent pas au même prix. Sur les cessions publiées au BODACC en 2025, à secteur identique, le troisième quartile se paie 1,9 à 3,7 fois le premier. Le BTP est le plus resserré, à 1,9. L'industrie est le plus dispersé, à 3,7.

Ce que ces exemples ne sont pas

Ce ne sont pas des dossiers clients. Aucun cas réel n'est raconté, même anonymisé : dans la cession de PME, le secteur, la région et la taille suffisent souvent à identifier une entreprise. Les situations sont des cas types, les chiffres de marché sont réels et vérifiables.

Une société de services tenue par son fondateur

Services aux entreprises, 240 cessions en 2025 : premier quartile 400 000 euros, médiane 560 000 euros, troisième quartile 1 359 778 euros. Une société dont les clients appellent le dirigeant et se renouvellent sur sa relation personnelle se présente dans le bas de cette distribution : le repreneur n'achète pas une clientèle, il achète la probabilité qu'elle reste après son départ.

Une PME industrielle dont le savoir-faire n'est écrit nulle part

Industrie et production, 224 cessions : premier quartile 400 000 euros, médiane 560 000 euros, troisième quartile 1 465 050 euros. C'est le secteur le plus dispersé du baromètre. Cette dispersion ne vient pas des machines, qui s'évaluent facilement, mais de ce qui ne figure pas au bilan : un savoir-faire transmissible ou attaché à trois personnes.

Une entreprise du BTP avec un bon carnet de commandes

BTP et construction, 240 cessions : premier quartile 350 000 euros, médiane 440 000 euros, troisième quartile 653 640 euros. C'est le secteur le plus resserré. Gagner une place de quartile y rapporte mécaniquement moins qu'ailleurs : la préparation sert surtout à rendre l'entreprise vendable et à éviter la décote de dernière minute.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Le prix publié au BODACC est celui du fonds ou des titres cédés. Ce n'est pas une valeur d'entreprise : il ne comprend ni la dette reprise, ni la trésorerie, ni le compte courant d'associé. Aucune médiane n'est publiée sous 30 transactions, et le commerce de proximité est exclu du périmètre.